DÉCOUVRIR LA RESSOURCE FONDAMENTALE QUI EST L'ENJEU DE VOTRE VIE

Les épreuves nous sollicitent à être présent. Si nous essayons de les comprendre à partir du passé, nous ne souhaitons qu’une chose : trouver un moyen de les faire disparaitre. En rendant présente la ressource fondamentale à venir, nous pouvons choisir de les traverser. La ressource fondamentale, condition intérieure de notre présence, est la condition intérieure de notre liberté.

En rendant présentes ces ressources d’avenir, la guérison est possible. En exerçant ces ressources, l’individu devient fondé en lui-même. Alors, il n’est plus limité par le décor de sa vie. Il est à cet instant le maître de sa vie.

 

La stabilité, qu'est-ce que c'est...

Être attentif à laisser de la place aux sentiments les plus contradictoires. Au lieu d’osciller avec eux entre la sympathie et l’antipathie, laisser ces sentiments opposés résonner ensemble, sans en préférer l’un à l’autre. Se tenir au milieu d’eux, comme un marin dans la tempête bien campé sur ses deux pieds, garde l’équilibre tandis qu’ils oscillent au gré de la houle.

Vivre que même si nous ne sommes pas d’accord, nous sommes unis. Même si vos proches se détournent de vous, vous êtes unis. Une part de vous les aime. Une autre ne les aime pas quand ils agissent comme ça. Prenez le temps de vivre l’une et l’autre part et de ne pas les mettre en compétition. Ne poursuivez pas les batailles extérieures à l’intérieur de vous. Les sentiments contradictoires qui vous habitent ont tous licence à être. Essayez de les vivre non pas en alternance mais en même temps. Tenez-vous au milieu de ces sentiments contradictoires, sans juger que l’un est mieux que l’autre. Vous découvrirez la stabilité intérieure qui permet de vivre que nous sommes tous unis, même si l’on n’est pas d’accord.

La profondeur, qu'est-ce que c'est...

Être attentif à percevoir ce qui nous entoure sans focaliser sur un détail en particulier. Tenir tous les détails ensemble avec acuité en renonçant de les organiser selon des critères personnels. Les tenir l’ensemble en conscience. C’est comme écouter un orchestre en prêtant attention à la ligne musicale des violons, tout en écoutant attentivement les violoncelles et les contrebasses. Cette attention est contemplative.

Vivre que même si une foule d’informations nous assaillent, il y a un endroit calme qui peut les contempler toutes. Écoutez ce que l’on vous dit et ne triez pas les informations qui vous plaisent de celles qui ne vous plaisent pas. Essayez de les garder ensemble comme un tout paradoxal. Supportez ces paradoxes. Tenez-les avec vos questions auxquelles vous renoncerez de chercher une réponse. Tenez les questions avec ardeur sans les combler avec ce que vous croyez savoir. Les réponses viendront d’elles-mêmes.

Le courage, qu'est-ce que c'est...

Être attentif à avancer pas à pas avec son projet sans se projeter dans un résultat. Rendre pas à pas la réalisation du projet possible. Chaque obstacle est l’occasion de poser un nouveau pas dans une nouvelle direction sans oublier le projet. Le projet est déjà entier dans le pas que l’on fait maintenant. Défricher le chemin pour lui : Il s’approche de nous plus que nous n’allons vers lui. C’est comme avancer en montagne et constater que le sommet que l’on va atteindre est déjà complètement dans le pas que l’on fait en ce moment.

Vivre que les obstacles qui se dressent sur nos projets n’empêchent pas les projets. Ce qu’ils empêchent c’est la réalisation telle que l’on aurait aimée. Évidemment que cela fait mal et que cela est dramatique quand on perd son emploi, son entreprise. Évidemment ! Peut-être est-il cependant possible, au milieu de cette tourmente, de bien identifier ce qui pour vous est important dans la vie. Non pas comment ça devrait être, ni où, ni quand, ni avec qui… Juste le « quoi » de votre projet. Restez avec ce « quoi », ne le perdez pas. Ne le croyez pas perdu à jamais. Il est là sous une autre forme qui attend de se manifester. Pas à pas, laissez-le revenir à vous : défrichez le chemin pour le rendre réel.

La confiance, qu'est-ce que c'est...

Être attentif à ne rien attendre en particulier. À la différence de l’espoir qui nous fait attendre passivement quelque chose en particulier, on est avec la confiance ouvert à tous les possibles. C’est à ce point que ce qui arrive n’est ni mal ni bien. Cela peut nous faire plaisir ou nous déplaire, mais lorsqu’on est ouvert à tous les possibles, la valeur des événements ne dépend pas de nos critères personnels. On s’aperçoit alors que la vie est bonne quoi qu’il en soit et que ce qui arrive correspond à ce qui doit être. C’est comme voir le soleil se lever alors qu’on tournait en rond.

Vivre que ce qui arrive est comme cela doit être. Cela ne veut pas dire que l’on soit d’accord ou que l’on n’ait rien à faire pour que cela change, mais d’abord, il s’agit de vivre que cela est comme cela doit être, que cela nous plaise ou non. C’est comme se réactualiser et ouvrir les yeux, non pas sur ce qui contraint ce que l’on porte de précieux, mais sur ce qui est. La différence entre les deux est abyssale. Autrement dit, ne rien attendre de la suite. Être actif, absolument actif à ne rien attendre, disponible à tous les possibles. C’est cela la confiance. À partir de là on peut agir librement pour ce que la vie demande. On peut ne pas rester sous le joug de ses peurs. On devient la cause de soi-même, responsable de la suite.

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