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CE QUI VIENT S’AJOUTER AU PSYCHISME
Informations complémentaires
| Auteur | |
|---|---|
| Numéro | 2024/10 (N°5) |
| Parution | 2024 |
| Format numérique |
C’est le pivot de toute la collection Relation thérapeutique – le texte qui répond à la question posée au N°1. Il nomme les quatre vertus cardinales – stabilité, profondeur, courage, confiance – et les met en rapport avec Aristote, Platon, Jung et Freud. Il montre pourquoi ces vertus ne peuvent pas être enseignées comme des techniques mais seulement exercées, et pourquoi les pratiques de développement personnel manquent leur cible en cherchant à arranger le décor plutôt qu’à permettre à l’acteur de se lancer.
Abstract : Répondant à la question laissée ouverte dans le premier cahier de la collection, cet article développe une anthropologie en deux plans : d’un côté la personnalité, entièrement contextuelle et déterminée par le passé selon le cercle fonctionnel psychique ; de l’autre l’être, irréductible à tout conditionnement, agissant depuis l’avenir selon une causalité inversée. S’appuyant sur la distinction aristotélicienne entre les quatre causes – matérielle, formelle, efficiente et finale – l’auteur montre que la psychologie expérimentale, en s’en tenant aux trois premières, reste aveugle à la cause finale : le talent encore à venir dont l’absence précisément rend l’épreuve présente. Ce qui doit être ajouté au psychisme n’est donc pas une technique ou un contenu supplémentaire, mais l’être lui-même – ce que l’auteur nomme le Je suis – présent dans l’intervalle entre les oscillations de la personnalité, là où s’ouvre ce qu’Hannah Arendt appelle un présent vécu. Reprenant la notion aristotélicienne d’arété – la vertu comme juste milieu acquis par l’habitude, situé entre deux extrêmes – l’article identifie quatre vertus cardinales, chacune correspondant à l’une des quatre fonctions du cercle fonctionnel psychique : la stabilité intérieure face aux oscillations de la fonction affective, la profondeur face au chaos de la sensorialité, le courage face aux blocages induits par le jugement de valeur, la confiance face aux projections de la fonction représentative. Ces vertus sont dites cardinales au sens étymologique du terme – cardo, le pivot – car c’est sur leur axe que les situations pivotent, car c’est en les exerçant que l’être cesse de réagir au contexte et commence à agir en cohérence avec lui. L’article situe explicitement ces vertus par rapport à Aristote, Platon, Jung et Freud, et montre pourquoi les pratiques de développement personnel – pensée positive, autosuggestion, psychologie positive – manquent leur cible en cherchant à arranger le décor plutôt qu’à permettre à l’acteur de se lancer. Il s’inscrit dans le cadre de la téléopsychologie et de la démarche Saluto.
5,00CHF
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