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DES ÉPOQUES ET DES HOMMES
Informations complémentaires
| Série | Personnalités dans l’histoire |
|---|---|
| Auteur | |
| Numéro | 2024/11 (N°1) |
| Parution | 2024 |
| Format | |
| Nombre de pages | 24 |
Là où les autres collections travaillent la relation thérapeutique, éducative ou philosophique dans le registre de l’individu, ce texte ouvre sur la dimension historique et collective. Le concept de dignité de l’événement – repris de Deleuze via Bousquet – prolonge naturellement la téléopsychologie vers une lecture de l’histoire comme espace d’exercice collectif des talents de l’être. Il montre que les grandes figures de l’histoire ne sont pas d’abord les produits de leur époque mais les êtres qui ont su – ou pas su – être dignes de ce qui leur arrivait. Et il propose les outils de la démarche Saluto comme grille de lecture de cette dignité. C’est un texte qui élargit considérablement la portée du corpus, et dont la collection qui s’ouvre avec lui pourrait, au fil des cahiers, constituer une contribution originale à l’historiographie en sciences humaines.
Abstract : Cet article propose une refondation du regard historique à partir d’une question philosophique centrale : si ce sont les hommes qui font les époques et non l’inverse, pourquoi l’historiographie continue-t-elle de chercher hors de l’homme les causes de l’histoire ? Prenant appui sur la notion d’Événement développée par Gilles Deleuze – distinguant ce qui arrive de l’événement comme pur exprimé qui fait signe et attend – , l’auteur soutient que chaque époque, quelle que soit sa nature, pose à l’homme une question unique et toujours identique : seras-tu digne de ce qui t’arrive ? Cette dignité n’est pas une vertu morale mais un acte de volonté – une volonté accueillante, en forme de coupe plutôt que de lance, qui consent à s’ouvrir à l’événement plutôt qu’à le rejeter ou à le subir. L’article analyse ensuite les trois grandes conceptions mécanistes du moteur de l’histoire – volonté divine, idéalisme hégélien, matérialisme historique marxiste – pour montrer qu’elles ont en commun d’oublier l’homme réel, avec sa biographie, ses choix et sa liberté. S’appuyant sur les quatre dynamiques universelles de la démarche Saluto – épreuve de la vie intérieure, envahissement des perceptions, manque d’endurance face aux obstacles, répétition cyclique des situations – , l’auteur montre que l’histoire n’est jamais que le produit de ces quatre histoires intérieures, vécues par des individus qui, à chaque instant, se trouvent sur le seuil entre réaction et action libre. La distinction entre comprendre et excuser est ensuite développée à travers les exemples du terrorisme et d’Hitler : une compréhension véritable n’est ni l’analyse froide qui étouffe le sentiment ni l’identification émotionnelle qui aveugle le jugement, mais la présence à ce qui est – le singulier témoignant de l’universel. L’article conclut que la recherche historique, pour être pleinement humaine, doit apprendre à discerner dans les actes des acteurs de l’histoire la part de peur, de haine ou d’amour qui les animait – et que c’est la démarche Saluto qui offre les outils conceptuels et pratiques pour y parvenir. Il s’inscrit dans la collection Relation biographique et ouvre une série consacrée aux personnalités dans l’histoire.
5,00CHF Le prix initial était : 5,00CHF.0,00CHFLe prix actuel est : 0,00CHF.
UN DOSSIER PRÉSENTANT LA DÉMARCHE SALUTO PEUT ÊTRE DEMANDÉ ICI
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